The Ottawa way of life

Depuis cette fameuse nuit la fin de semaine dernière, la neige a fondu et même s’il ne fait pas très chaud, je continue à me déplacer en vélo, ce qui est toujours un plaisir, même sous la pluie, trempée jusqu’aux os ! Je savoure cette liberté, prends des photos, je ne dépends pas (encore) des bus aux horaires aléatoires.

Plus je découvre cette ville, plus mes impressions sont partagées. J’ai pu observer quelques différences culturelles assez intéressantes. D’une manière générale, les Outaouais sont très respectueux des règles : les piétons ne traversent pas hors des passages cloutés ou au feu rouge, ils attendent calmement dans les files d’attente (où il est très très mal vu de doubler), les cyclistes portent un casque, les lumières et le klaxon sont obligatoires sur les vélos, ils sont sensibilisés à l’environnement (les rues sont très propres, ils font le tri sélectif de manière systématique, même les déchets organiques sont séparés et ramassés par la ville). Mais certaines règles me paraissent plutôt sévères : il est interdit de se promener avec de l’alcool dans la rue (risque d’une amende de 140$), mon coloc a reçu un pv pour avoir grillé un feu rouge la nuit à vélo alors qu’il n’y avait pas un chat aux alentours, il est souvent interdit de fumer à moins de 9 mètres des bâtiments (il y a beaucoup moins de fumeurs qu’en France), ils respectent les stops à chaque carrefour (les cédez-le-passage n’existent pas), même si la visibilité est excellente (les routes sont larges et perpendiculaires, pour la plupart), les bars interdisent l’alcool pour les moins de 21 ans. L’alcool n’est pas vendu dans les supermarchés mais dans des magasins spécialisés, où ils fournissent des sacs opaques pour en cacher le contenu ! Donc beaucoup de règles de bienséance. A contrario, au Québec (de l’autre côté de la rivière, en l’occurrence), l’alcool est vendu dans les supermarchés, est autorisé à partir de 18 ans dans les bars. Ce n’est pas la même ambiance (plus « cool »).

Quelques photos en vrac pour finir :

 

 

 

 

 

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It’s snowing !!!

IL NEIGE !!!!!!

Et c’est Halloween !

On n’est même pas en novembre et il neige déjà… Tout le monde s’accorde à dire que l’on va avoir un hiver très froid. Chacun a sa théorie sur le pourquoi du comment : quand l’été est très chaud (comme c’était le cas), l’hiver est très froid. Ou encore que l’hiver dernier ayant été « doux » (enfin, ça reste le Canada), celui-ci sera dur… Ou enfin, que des hivers très froids se produisent à la fréquence d’un tous les quatre ans (et le dernier hiver très froid date de… 2006). En clair => On n’y échappera pas !!!!

Je viens d’acheter un manteau d’hiver canadien, « convient à des températures de 0°C à -20°C ». (Et non, Anne-Lise, ce n’est pas de la vraie fourrure.) Il ne me reste plus que les bottes en cuir rembourrées et je serai parée !

N.B. : beaucoup de travail et quelques emmerdes, ce qui explique la raréfaction des articles… J’espère que le rythme va se calmer pour que je puisse revenir à ces exercices d’écriture !

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J’ai pogné quelques expressions québécoises !

Pour l’instant, ma favorite est « cogner des clous » . Dans le contexte, ça peut donner : j’étais tellement fatiguée que je cognais des clous. C’est quand la tête tombe vers la table, un peu comme si elle servait de marteau ; très imagé.

« C’est platte » remplace notre « c’est dommage, c’est nul » .

Et « c’est fucké«  (adapté du verbe anglais « fuck ») veut dire « c’est cassé, c’est hors-d’usage, c’est mort » .

Enfin, « Je capote » peut signifier « je me prends la tête, j’vais devenir fou » ou « j’adore, je trippe » , selon le contexte.

J’entends aussi souvent « Fais attention, il mouille dehors » .

Bon, ce n’est pas tout de retranscrire quelques expressions. Il manque le plus important : l’accent ! Voilà donc les bandes-annonces de 2 films québécois que j’ai particulièrement aimé pour vous mettre dans l’ambiance : « C.R.A.Z.Y. » et « Maman est chez le coiffeur » .

Pendant que ma coloc me fait découvrir les expressions québécoises, mon coloc se charge de mon apprentissage de l’anglais… Voilà le genre de phrase que je peux répéter jusqu’à avoir une bonne prononciation : « I’m always stepping on that goddamn cat ! » (Je marche toujours sur ce sacré chat !) 😉

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L’automne à Ottawa

Juste quelques photos dont je me souviendrai avec nostalgie après quelques mois sous la neige, à ne pas pouvoir sortir sans plusieurs couches de vêtements…

1. Lors d’une balade en vélo, à Gatineau Park

2. Sur le campus de la fac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Lors d’une balade à vélo, le long de la rivière puis du canal Rideau

 

Ces grands oiseaux que l’on voit par dizaines dans les parcs le long de la rivière Rideau sont les bernaches du Canada, couramment appelées outardes. Nous étions étonnées de les voir aussi nombreuses sur les berges, on nous a expliqués qu’elles se rassemblaient avant leur migration. (Mais pourquoi ?? Restez ! L’hiver est encore loin, n’est-ce pas ?)

 

 

 

 

On nous a aussi appris que ces cygnes tuberculés (royaux) sont un don de la Reine Elizabeth II à la ville d’Ottawa, en 1967, à l’occasion du centenaire du Canada.

Mais…. ils ne sont pas adaptés à l’hiver canadien ! Alors à la fin de l’automne, ils réintègrent leur « maison » dans une pépinière jusqu’au mois de mai, où ils sont chouchoutés : on peut lire sur le site de la ville que chaque couple (faut savoir que le cygne est monogame) a un vaste enclos, avec aire de repos et piscine. « Ce qui nous compte une fortune », selon une habitante.

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La fac

Depuis maintenant plus d’un mois, je découvre la faculté d’Ottawa avec ses quelques 40 000 étudiants. Et au premier abord, c’est plutôt la classe, j’dois dire. Les démarches administratives se font facilement. Tout est organisé par Internet : les cours, les devoirs, les notes sont disponibles sur notre « Campus virtuel ». La bibliothèque couvre 5 étages, les espaces de travail sont nombreux. On y trouve plusieurs bars, beaucoup d’associations en tout genre. Dans ma salle de maths, on est confortablement assis dans de beaux sièges rembourrés rouges. Les 2 complexes sportifs sont énormes, avec une piscine olympique, 2 patinoires, une multitude de sports proposés.

Puis en lisant les journaux de la faculté, tu découvres que les étudiants paient environ 6000$ (4300€) l’année pour ces services ! Les frais de scolarité en Ontario sont les plus élevés de tout le pays. Cette année, ils ont droit au « U-Pass », un laissez-passer qui permet d’utiliser les transports en commun à volonté. Mais ces 290$ se sont ajoutés obligatoirement à leurs frais de scolarité alors que certains n’y ont pas droit, ils peuvent alors se le faire rembourser.

J’ai de la chance de payer les frais de scolarité à la faculté de Marseille, en France, qui sont de 400€ environ (10 fois moins cher).

En tant qu’étudiante en échange international, j’ai été accueillie avec un T-shirt à l’effigie de la fac, un beau sac en coton (écologique), un agenda, des conseils sur « comment s’habiller en hiver » et une réunion de 3 heures. Et chaque semaine, nous sommes invités à des tas d’événements organisés, entre autre, par le Bureau des Relations Internationales, très actif pour nous faire découvrir le pays (mais qui demande 20-25$ à chaque sortie).

Mon quotidien : J’ai 15 heures de cours (de mathématiques), des travaux à rendre chaque semaine, des examens de mi-session qui commencent dès la semaine prochaine. Ce qui m’a frappé, c’est l’homogénéité de l’organisation. A la faculté de Luminy à Marseille, chaque professeur organise son enseignement selon ses envies (devoirs maison, examen de mi-session, etc.).  Ici, c’est un travail à rendre toutes les 1-2 semaines, un examen de demi-session, un examen de fin de session. Même les notations utilisées dans la correction des devoirs sont identiques. Et ce qui me plaît beaucoup, c’est l’opportunité d’écouter des cours en anglais ! Enfin, j’ai la chance de pouvoir assister en auditeur libre à un cours d‘anthropologie sociale et culturelle, et c’est un vrai régal.

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Cats in the house : Tuxedo & Hunter

Ça ne surprendra personne si je consacre un article aux deux chats qui habitent avec nous.

La première, très sociable, s’appelle « Hunter » (ou « chasseur » en français). Et j’avoue que son nom lui va comme un gant : elle ne dort jamais sur ses 2 oreilles, toujours prête à bondir au moindre bruit. Elle n’a vraiment pas froid aux yeux : un aspirateur ne lui fait même pas peur !

Sa place préférée est sur la chaise qui trône au premier étage, dans le hall, d’où elle peut facilement suivre les mouvements des uns et des autres. En ce moment, elle apprécie aussi ma petite couverture rouge ! 🙂


Tuxedo, lui, est craintif et plutôt solitaire. Il ne vient au premier étage que rarement. Il est assez joueur mais n’aime pas qu’on l’approche de trop près.

J’ai appris que son nom lui vient du costume noir et blanc que l’on appelle « smoking » en français, « dinner jacket » en anglais britannique et… « tuxedo » en anglais américain.

(En anglais, le « smoking jacket » fait littéralement référence à un pardessus pour protéger les habits masculins de l’odeur de tabac froid.)

Ces chats ont la stricte interdiction de sortir de la maison. Pour des chats, je ne les trouve vraiment pas « zen ». Et je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est lié au fait qu’ils ne peuvent pas se défouler. Ils n’ont peut-être pas de blessures de guerre, de cicatrices, d’oreilles coupées, ils ne mourront pas écrasés par une voiture ou par une bagarre fatale mais auront-ils vécu pleinement leur(s) vie(s) (il paraît qu’ils en ont 9) de chat ?

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Canoe trip in Algonquin Park : suite et fin.

Le troisième jour de notre aventure était censé être assez tranquille (par rapport à la distance parcourue) mais il s’est révélé être le plus dur physiquement !

En effet, on s’est retrouvé à ramer à contre-courant avec un vent de folie face à nous. Autant dire que diriger le canoë n’était pas une mince affaire…. Après avoir traversé le lac « Big Trout », nous avons pénétré dans une zone marécageuse, où le moindre faux mouvement nous envoyait dans les nénuphars et buissons en tout genre. Et dur dur de s’orienter quand la carte se montre soudainement évasive…

Euh… Faut-il vraiment dire que par 2 fois, je tombais dans l’eau en sortant ou descendant du canoë ? Et pourtant, c’était vraiment pas compliqué…

Finalement, après un dernier portage, nous avons atterri dans le lac « MacIntosh » (inacceptable ! N’aurait-il pas été préférable « Linux », (système d’exploitation) libre, comme à l’image de cette nature ? Enfin, bref…) où l’on s’est échoués sur une très jolie île.

Le lendemain matin….. sous la flotte ! Et la tente….. dans une grosse flaque ! Sur l’eau, on découvre un paysage transformé, plus menaçant, un peu surréaliste.

Nos affaires étant quasiment toutes trempées, nos vivres commençant à manquer, et n’ayant pas la certitude d’un beau temps en fin de journée, on décide de finir l’aventure le soir même, en faisant aussi le trajet prévu le lendemain.

Dans les rivières, nous avons rencontré de nombreux barrages de castors ! On se motivait alors pour mettre les pieds dans la vase au milieu des sangsues pour franchir l’obstacle.

En résumé, séjour inoubliable dans la nature canadienne, pour entamer la rentrée scolaire avec ces images extraordinaires en tête !

Et merci à toi, Gabriel, d’avoir traversé l’Atlantique pour me rejoindre pendant 15 jours !! Sans toi, cela n’aurait pas été possible.

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